Les Lyres maçonniques sous l'Empire
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Poètes amateurs, faites-vous connaître ...
Les Etrennes de Polymnie, l'Almanach des Muses ou celui des Grâces, les Etrennes lyriques anacréontiques, sont quelques témoins d'un usage fort répandu au XVIIIe (et plus tard) : tout poète estimant que ses oeuvres - et son nom - étaient dignes de pérennisation se trouvait invité à les soumettre à un éditeur spécialisé, qui, à intervalles réguliers - annuels le plus souvent, s'il s'agissait d'almanachs ou d'étrennes - les éditait - ou éditait ceux sélectionnés par lui dans les envois reçus - en fascicules.
Dans les années 1780, Honoré et Saint-Aubin avaient déjà tenté - avec un succès mitigé - d'étendre cette pratique au monde maçonnique.
... en toute modestie (?) ...
Profitant de l'engouement pour la maçonnerie qui caractérise la période impériale, cette mode renaîtra à ce moment, avec principalement l'annuelle (à partir de 1809) Lyre maçonnique.
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Et moi, et moi, et moi ... Il est du dernier chic à cette époque d'être connu comme l'auteur de quelques couplets maçonniques. Même si l'on n'en est pas réellement le père ? Pourquoi pas, si l'on n'est pas étouffé par un scrupule de probité ... C'est en tout cas ce que laisse supposer le dialogue suivant entre Dericour (un homme fort occupé) et Duchemin (un casse-pieds), extrait de la pièce Les Oisifs (1809) de Louis-Benoît Picard, le librettiste des Visitandines (nous n'avons aucune indication que cet auteur - qui n'est d'ailleurs pas mentionné dans l'ouvrage de François Cavaignac, Les francs-maçons au théâtre : de la Révolution à la Belle Epoque, Véga, 2011) ait lui-même été maçon).:
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Contrairement aux Annales maçonniques de la même période (qui rassemblent différents genres), la Lyre - qui se sous-titre d'ailleurs Etrennes aux francs-maçons et à leurs Soeurs, ce qui indique qu'il s'agit bien d'une publication destinée à une parution annuelle - se voue exclusivement à la poésie, chantée ou non.
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Jacques André Jacquelin (1776-1827), homme de lettres et maçon très ubiquiste, la publie chez Chaumerot (qui la dédie à sa propre Loge, Sainte-Joséphine) de 1809 à 1812. Avec un autre éditeur, Favre, il récidivera avec un volume unique pour les années 1813 et 14. Il abandonnera ensuite la formule, mais publiera en 1816 un Chansonnier Franc-Maçon, composé de Cantiques de banquet, échelles d'adoption, etc. (que nous recherchons). La Lyre est donc en principe composée de chansons nouvelles, que les maçons qui voudront embellir de leurs Cantiques l’édition de l’année sont invités à lui adresser (cfr. avis ci-contre, dans l'édition 1810, qui nous indique aussi que le volume paraissait en fin de l'année qu'il mentionne). Les Lyres contiennent cependant l'une ou l'autre reprise de chansons du XVIIIe. |
Nous avons eu l'occasion d'en consulter - seulement partiellement pour certaines - les diverses éditions, auxquelles nous consacrerons les 5 sous-chapitres suivants :
Dans chacun de ces recueils, nous avons sélectionné - sans que ce soit nécessairement à nos yeux une marque de qualité - l'une ou l'autre chanson qui nous semble caractéristique.
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La chanson maçonnique sous l'Empire La période de l’Empire fut celle d’une grande prospérité pour le Grand Orient, mais aussi un âge d’or pour la rédaction de chants maçonniques. Du moins sur le plan quantitatif car on ne peut en dire autant sur le plan qualitatif : tant chez Grenier que dans les Lyres (et ce sera également le cas des chansonniers de Bazot dans les années 1830), le ton est souvent celui de l’autosatisfaction petite-bourgeoise des banquets de notables, plus bachique que philosophique, où le symbolisme maçonnique n’est prétexte qu’à gaudrioles et où le nombre trois évoque avant tout la Gaieté, Bacchus et l’Amour. La forme est en général à l'avenant de cet esprit : enflée, pesante et souvent triviale, elle reflète la tendance à la surcharge et à la logorrhée qui caractérise l'ensemble de la littérature maçonnique à l'époque - époque qui est aussi celle où les Rituels se surchargent de commentaires, de gloses et de lourdes dissertations pédagogiques. *
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Dans
son Histoire du Grand Orient de France (1864), Achille Godefroy Jouaust (1825-1889)
Comment s'en étonner, si l'on se rappelle que les paroliers portés au pinacle sont essentiellement, outre quelques vaudevillistes à la mode, les piliers des sociétés bachico-chantantes en vogue, comme le Caveau Moderne ou les Soupers de Momus ? Beaucoup plus que de véritables amateurs, ce sont ces professionnels de la gaudriole qui vont truster les parutions. On se trouve avec eux dans une maçonnerie purement festive et visant à l'uniformité plutôt qu'à la diversité, comme en témoigne ce texte de Delorme paru (p. 117) dans la Lyre de 1812 : Manger,
boire, agir de même, |
Sur la page de titre de chaque Lyre, la liste des collaborateurs les plus actifs (ou considérés comme les plus prestigieux) de l'édition de l'année est chaque fois mentionnée. Jacquelin - qui est un auteur prolixe - s'y fait figurer forcément à tous les coups, honneur qu'il ne partage qu'avec Brazier.
Sont cités 4 fois sur 5 : Armand-Gouffé, Delorme et Désaugiers.
Sont cités 3 fois sur 5 : Antignac, de Chazet, de Miramond, Pessey, Pradel, de Rougemont.
Voici la table des collaborateurs ainsi mis en évidence - liste où l'on retrouve bien entendu quelques-uns des amis de Désaugiers :
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Année / Auteur |
1809 | 1810 | 1811 | 1812 | 1813-14 |
| Allain | * | ||||
| Antignac | * | * | * | ||
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Armand-Séville |
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Brad (Louis) |
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Bourguignon (Frédéric) |
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Brault |
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Cadet-Gassicourt |
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Chazet (de) |
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| Coupart | * | ||||
| Coupé | * | ||||
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Crouzet |
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Cuvelier |
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Desprez |
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| Dubois (Louis) | * | ||||
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Dupaty E. |
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Ernest |
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| Hector-Chaussier | * | ||||
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Jourdan (Etienne) |
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Lablée |
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| Lafortelle | * | ||||
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Martainville |
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Menestrier |
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| Millin | * | ||||
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Miramond (de) |
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Pessey |
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| Philippon-de-la-Madelaine | * | ||||
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Quillet |
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Rédon (de) |
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| Rizaucourt | * | ||||
Rochelle |
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Romagnesi |
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Rougemont (de) |
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Saint-Amand (Chevalier de) |
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Servières |
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| Villiers | * |
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Présentons-en quelques-uns.
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Auteur dramatique et chansonnier, Jacques André Jacquelin (1776-1827) se présente simplement en 1809 comme Officier dignitaire et en 1810 comme Secrétaire de la Loge de Saint-Eugène. Mais en 1814, il sera aussi membre de la Parfaite-Réunion et des Admirateurs de l’Univers, de surcroît député de la Loge saumuroise Napoléon de la Gloire (NB : lors de l’instauration de la fonction de député auprès du Grand Orient en 1773, il avait été décidé que les Députés des Loges de Province devaient être des francs-maçons domiciliés à Paris ; à une époque où les transports étaient moins commodes qu'aujourd'hui, cela peut se comprendre, même si cela entraînait sans doute un pouvoir excessif sur l'Obédience de l'opinion de Paris). Il était aussi Souverain Prince Rose-Croix. Dans une de ses chansons, reproduite (pp. 79-83) à la Lyre maçonnique de 1809, intitulée Ma rentrée à la Loge de Saint-Eugène, il explique qu'on ne l'y a pas vu pendant deux ans puisqu'il était en campagne, et mentionne sous sa signature : l'un des secrétaires de S. A. S. le prince de Neuchâtel, dans les campagnes de Prusse et de Pologne. Dans le tome 9 de la Biographie nouvelle des Contemporains (1823), on trouve à son sujet l'article suivant :
Selon une page du Centre d'études du 19e siècle français Joseph Sablé à l'Université de Toronto, Vaudevilliste et chansonnier, Jacquelin fut le fils d’un valet de chambre du prince de Conti. Entre 1798 et 1801, il paraît sur la scène des Jeunes artistes de la rue de Bondy. Avec son ami Désaugiers, il monta ensuite une troupe ambulante qui se produisit à Marseille. De retour à Paris, il obtint un emploi au ministère de la Guerre. En 1807, il entra dans l’armée et deux ans plus tard il devint sous-chef de bureau au ministère. À partir de 1812 il fut membre du Caveau moderne. Il devint secrétaire général en 1815. Jacquelin fut aussi membre de la Société académique des sciences de Paris et inspecteur des théâtres de la capitale. Il a écrit des centaines de chansons, des vaudevilles, et des comédies. Il est l'auteur notamment de l’Histoire des templiers (1805), Le sang des Bourbons (1820) et, parmi ses pièces de théâtre, de Les fureurs de l’amour (1798), L’antiquo-manie ou le mariage sous la cheminée (an VII), La clef forée (an VIII), Cinq et deux font trois, ou le marchand d’esprit (1802), La nièce de ma tante, ou la manie des romans (1803), Pélisson ou c’est le diable (1807), Bravoure et clémence ou les vertus de Henri IV (1825). On lui doit aussi dès 1815, avec Rougemont, un très opportuniste Chansonnier des Bourbons : dédié à S. A. S. Madame la duchesse douairière d'Orléans, auquel ont participé quelques-uns de ses collaborateurs habituels de la Lyre, comme Désaugiers, de Piis, ... Dans l'ouvrage Chronique Indiscrète Du Dix-Neuvième Siècle - Esquisses Contemporaines, Extraites De La Correspondance Du Prince De *** (Paris 1825), on peut lire (pp. 273-4), à la date de 1823, un portrait moins flatteur de Jacquelin : M. J. A. JACQUELIN , chevalier de l’ordre royal de la Légion-d'Honneur. Bien qu'il soit, dit-on, fils d'un portier, (ce qui n'est point un déshonneur), cet homme de lettres se fait appeler le chevalier de Jacquelin, sans doute pour relever la noble profession qu'il exerce : bien entendu que je veux parler de sa profession littéraire, car j'ignore s'il en a d'autres.
On a de lui une foule de pièces de théâtre, et par la quantité du moins il nous dédommage de la qualité. Ceux-là sont de mauvaise foi, qui se disent que M. de Jacquelin n'a traité que des sujets niais ou bas. Nous savons qu'il n'en use ainsi que par humilité chrétienne, et pour se mettre à la portée des idiots dont le nombre excède, dans ce bas monde, de beaucoup celui des gens d'esprit. Le répertoire complet de son théâtre se trouve chez Séraphin, directeur des ombres chinoises. Il a donné aussi quelques pièces pour Galimafrée, Bobèche et le petit Lazary. Ses couplets ne sont guère moins célèbres que ceux de Pierre Coleau et de Duverny l'aveugle. Mais sa chanson la plus fameuse, la plus digne d'être admirée, c'est l'immortelle chanson du Grand Tralala. Cette chanson, en soixante couplets, fut composée à l'occasion de nos victoires en Espagne, le jour d'une grande distribution de comestibles, car l'auteur est amateur des distributions gastronomiques. Un commentaire encore plus féroce de son Chansonnier Franc-Maçon est donné en février 1816 par le Mercure de France dans sa recension des Chansonniers de l'année 1816. La qualité des chansons maçonniques de Jacquelin m'inclinerait à partager ces cruels avis ... Mais ce n'est que mon opinion personnelle, et les visiteurs de ce site pourront forger la leur en lisant divers textes de Jacquelin qui y figurent : |
selon Bésuchet,
p. 12
:ANTIGNAC (A.), chansonnier de la société lyrique du Caveau moderne, naquit en 1770, à Paris, où il mourut en 1826. Il fut presque toute sa vie employé à l'administration des postes. Antignac, qui avait l'heureux talent dé faire de la poésie dans la chanson, contre l'usage de la masse des chansonniers, jouissait de l'estime et de l'amitié de tous ses confrères. Il a publié en 1809 des chansons et autres poésies, 1 vol. in-18. Les recueils du Caveau moderne, de l'Epicurien et de la Lyre maçonnique, renferment un grand nombre de ses chansons et cantiques.selon la Biographie universelle, ancienne et moderne de Gustave Fallot : ANTIGNAC (antoine), poète chansonnier, né à Paris, le 5 déc. 1772, était en même temps employé subalterne de l'administration de la poste aux lettres, ce qui lui donnait, disait-il, double droit au titre d'homme de lettres. Il passa sa vie à célébrer, dans ses vers, les plaisirs de la table, ceux de l'amour et ceux du vin. Le repos que le règne de Bonaparte avait procuré à la France après les convulsions révolutionnaires, l'oubli dans lequel la volonté du maître et la lassitude des partis avaient fait tomber les discussions politiques, donnèrent naissance à un grand nombre de réunions joyeuses d'Epicuriens, qui pour la plupart se sont dispersées depuis, effarouchées par les débats et les clameurs qui ont suivi la restauration. Antignac fut l'un des membres les plus gais et les plus assidus de plusieurs de ces réunions. Adorateur fervent de Vénus, de Comus, de Bacchus, il n'a consacré sa muse à chanter des sujets plus austères que lorsqu'il s'est agi de fêter par occasion quelque héros de circonstance, ou pour donner a la société des francs-maçons, dont il faisait partie, quelques hymnes et quelques cantiques qui se chantent encore dans ses solennités. Antignac est mort a Paris le 21 sept 1823. Désaugiers, son convive aux banquets du Caveau moderne, a consacré à sa mémoire quelques couplets chantés dans la séance de réouverture de cette société, le 10 oct. 1825. L'oraison funèbre, l'orateur el le temple étaient également dignes du défunt, et l'on ne saurait finir une notice sur Antignac sans répéter au moins une strophe de cette chanson :
Sur ce site, on trouvera d'Antignac des Stances pour la pompe funèbre de la Soeur Muraire ainsi qu'un cantique pour la Loge d'Anacréon et un autre intitulé La maçonnerie de Cythère. |
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Pierre-Yves (ou Pierre-Yon) Barré fonda avec de Piis le théâtre du Vaudeville ; ensuite, sous l'Empire, il fut un collaborateur régulier des Lyres maçonniques. Le Bihan le donne comme membre de Saint-Charles du Triomphe de la Parfaite Harmonie (1779-80), de L'Harmonie (1780-89) et de La Candeur (1781-2). Il est l'auteur de couplets qui figurent à ce site. |
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Joseph Marie Armand Michel Dieulafoy (1762-1823) est décrit comme suit par Bésuchet (p. 90) :
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De Dumersan Théophile Marion (1780-1849), voici ce que dit Bésuchet (p. 98) :
Notons qu'il est aussi l'auteur d'un recueil de Chansons nationales et populaires de France. |
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Henri François DUMOLARD (1771-1845) n'est plus guère connu que par ce qu'en dit Bésuchet (p. 99) : DUMOLARD (H.-F.), auteur dramatique, a débuté dans la carrière des lettres par un poème intitulé Fénelon au tombeau de Rotrou. Il a fait seul ou en société, plusieurs comédies-vaudevilles , et a été l'éditeur des Mémoires de Favart. On a aussi de M. Dumolard plusieurs cantiques maçonniques. |
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Emmanuel Dupaty (1775-1851), fils de Jean-Baptiste Mercier du Paty, membre éminent des Neuf Soeurs, fut Orateur de la Loge parisienne de Saint-Joseph.
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De
Jean-Toussaint
MERLE (1785-1852), voici ce qu'écrit Bésuchet
(p. 197) :MERLE (Jean-Toussaint), neveu d'un conseiller d'État de l'empire, M. Albisson, est né à Montpellier, le 16 juin 1785. Il fit de bonnes études, et fut employé successivement au ministère de l'intérieur et à l'état-major d'un corps d'armée qui se rendait en Espagne. Un séjour de quelques mois au-delà des Pyrénées suffit à M. Merle pour apprendre la langue espagnole et le familiariser avec sa littérature : le résultat de ses études fut, à son retour dans sa patrie, une nouvelle édition de la Grammaire espagnole de Port-Royal, à laquelle il joignit des notes, et un Traité d'orthographe espagnole. Consacrant à une littérature facile des talents qu'il aurait pu développer d'une manière distinguée, il se fit vaudevilliste, et prit part aux comédies-vaudevilles de MM. Georges Duval, Viellard, Ourry, Brazier, Dumersan, Rougemont, Moreau, etc. Il devint directeur du théâtre de la Porte-Saint-Martin, et paraît avoir pris du goût pour ce genre de direction. Successivement, avant cette époque, rédacteur au Mercure, à la Gazette de France, au Journal des Arts et à la Quotidienne, il a publié, en 1808, un extrait des Mémoires de Bachaumont, 3 vol. in-8°; et, en 1809, un choix du Mercure de France, 3 vol. Il fit, en 1819, une bonne action, rare encore à cette époque : il écrivit une brochure en faveur des bannis. Membre de la loge de la Parfaite Réunion, orient de Paris, il a composé plusieurs cantiques, imprimés dans la Lyre maçonnique. |
Il est aussi l'auteur des paroles d'un cantique de Garaudé. |
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Le
chansonnier Etienne Jourdan ne nous est guère connu : nous savons qu'il est
l'auteur de La Fourmillière, Recueil lyrique dédié aux sociétés chantantes,
où figure sa chanson
La Goguette, ainsi que (selon Dinaux)
de Momus n'est pas mort, ou les Soupers compromis, et qu'en 1836 il a
édité Le Barde, publication de chansons, romances, fragments de poèmes, satires, épigrammes...
On trouve aussi trois de ses chansons en 1816 dans le Chansonnier nocturne de la Garde nationale parisienne. Il apparaît dans la liste des collaborateurs de la Lyre maçonnique de 1813 avec 3 chansons, dont celle-ci et celle-là. On lui doit également (p. 225 du Tome 7 des Annales) des Couplets chantés le 21 octobre 1809 au banquet d'une Fête de famille de l'Ecossaise de Jerusalem. |
On trouve sur Michel-Nicolas Balisson de Rougemont (1781-1840) divers éléments biographiques à cette page et à celle-ci. Bon nombre de ses oeuvres sont accessibles sur Gallica. On peut voir à la p. 35 de la Lyre de 1813 qu'il était membre de la Loge parisienne de la Parfaite-Réunion. Dans son très intéressant ouvrage (avec préface de Pierre Mollier) Les francs-maçons au théâtre : de la Révolution à la Belle Epoque (Véga, 2011), François Cavaignac lui consacre deux pages (197-8). |
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