La Parfaite Réunion
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Fondée en 1802 et disparue assez rapidement (Bésuchet ne la mentionne déjà plus en 1829), la Loge parisienne (il y en eut du même nom à Lyon et à Bayonne) de la Parfaite Réunion constitue un exemple-type de la maçonnerie d'Empire, en se vouant - sans doute exclusivement - à la guindaille. Elle constitue sous l'Empire le quartier général des amuseurs publics maçons, se cooptant dans le milieu du théâtre de vaudeville et des sociétés bachico-chantantes comme le Caveau Moderne ou les Soupers de Momus.
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Médaille de la Loge : (à gauche) Étoile portant la lettre G dans une couronne de chêne et de laurier, inscription : Loge de la Parfaite Réunion à l'O(rient) de Paris (à droite) : emblèmes dans un ouroboros, inscription : CONSTITUEE PAR LE G(rand) O(rient) DE FR(ance) - Le 7e J(our) DU 3e M(ois) D L D L V L 5802. |
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En seront membres Jacquelin, Désaugiers, Delorme, Dumersan, Merle, Rougemont, Moreau, Rizaucourt (collaborateur de la Lire 1811, il était l'Orateur en 1803 ; mais en 1810, il était l'Orateur des Elèves de la Nature), Brazier qui, 30 ans plus tard, republiait avec attendrissement une chanson - particulièrement médiocre au demeurant - qu'il avait chantée en Loge le jour de sa réception, et sans doute Dacosta.
Une des principales activités de la Loge semble avoir été de célébrer avec faste et force chansons la fête annuelle de son inamovible Vénérable, Hippolyte Merché-Marchand.
Il faut cependant signaler qu'en 1803, elle avait débattu avec le plus grand sérieux de la question Peut-on recevoir Maçon un aveugle ? Mais c'était sans doute avant qu'elle ne soit phagocytée par sa bande de joyeux drilles ...
Dans une farde de plusieurs fascicules séparés, disponible sur Gallica sous le titre Archives des loges issues de la collection de Jean Baylot. Paris. Loge "Parfaite Réunion", on trouve successivement :
le recueil Cantiques de quelques Frères de la Respectable Loge de la Parfaite Réunion
la Planche des travaux du 29 juin 1803 (comprenant, pp. 33-47, des discours et cantiques chantés au Banquet) ; on notera les violentes attaques contre les novateurs perfides (i. e. l'écossisme). Voici la liste des chansons :
| page | Titre | Incipit | Air |
| 35 | Couplets | En vain j'ai vu s'user mon coeur | Jeunes Amans |
| 36 | Couplets improvisés | Pour célébrer ce jour heureux | de la Fuite en Egypte |
| 37 | Couplets ajoutés en impromptu | Oui, de St Jean avec ardeur | de la Fuite en Egypte |
| 43 | - | Charmantes Soeurs, daignez m'entendre | de la Barcarole, de Michel-Ange, à Venise, jeune fillette |
| page | Titre | Auteur | Incipit | Air |
| 35 | Couplets | Delorme | C'est un usage respecté | J'aime la force dans le Vin, et la faiblesse dans les Belles |
| 36 | - | Dufour | De St Jean, notre bon patron | du Vaudeville de la Soirée orageuse |
| 38 | Couplets sur la maçonnerie | Viat | Longtemps l'ignorance et l'erreur | - |
| 40 | Cantique | - | Au bonheur d'être dans ces lieux | de la Croisée |
| 42 | - | - | Sur les autels de l'Amitié | d'Hyppolite |
la satire de Delorme, Les faux maçons, suivie de poésies et chansons maçonniques
Deux cantiques de cet ensemble portent en titre le nom de la Loge.