La Revue maçonnique

 

La Revue maçonnique, journal consacré aux améliorations de la Franc-maçonnerie (pendant les 3 premières années, elle s'était intitulée Revue maçonnique de Lyon et du Midi) a paru à Lyon de 1838 à 1853, année où elle fut interdite par le Grand Orient.

Le ton en est souvent contestataire.

Ne s'inféoder à aucun pouvoir maçonnique, les respecter tous, honorer leurs efforts lorsqu'ils en font pour le bien de la société, leur dire la vérité sans crainte lorsqu'ils semblent s'écarter de la véritable voie maçonnique, rappeler les loges à l'unité des principes, au progrès constant des idées, à l'exercice de la fraternité, telle a toujours été et telle sera encore notre ligne de conduite. 

(extrait du Tome 11, 1848)

On y trouve des textes de réflexion et parfois de fiction, ainsi que des actualités maçonniques surtout régionales mais aussi nationales et même internationales (particulièrement, suisses). 

Les premières années, une rubrique régulière, s'intitulant Revue des théâtres, rend compte de l'actualité des spectacles à Lyon.

Au moment de la mise en ligne de la présente page, bon nombre de ses recueils annuels étaient disponibles sur google-livres. En voici la liste (avec le lien correspondant) :

Volume Année
3 1840
4 1841
5 1842
6 1843
7 1844
9 1846
10 1847
11 1848
12 1849
14 1851
16 1853

On y trouve l'une ou l'autre chanson, dont voici la liste (les liens dans la colonne page renvoient à la page concernée de google-livres tandis que les liens dans la colonne titre renvoient à une page du présent site).

volume

page

Titre 

3 164 La Fraternité
4 26 Devoirs maçonniques appliqués à chaque grade du Rite moderne
6 98 Le prêcheur (cantique de Rétif de la Bretonne)
7 189 Maçonnerie oblige
12 60 Les trois questions
12 181 Cantique du Frère Tabary pour l'inauguration d'un temple à Valence
16 206 la Nouvelle Etoile 

A partir de 1885, il parut également à Lyon un hebdomadaire, intitulé Le franc-maçon. Il peut être consulté par les soins de la Bibliothèque municipale. Il contient des nouvelles maçonniques, des feuilletons, ... mais essentiellement de la propagande anticléricale et républicaine. Signe des temps, il ne contient pas la moindre chanson : à cette époque, les Loges sont essentiellement occupées au combat politique, et la Colonne Beauté semble être complètement négligée ...

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