Le Néophyte

 Cliquez ici pour entendre cet air, séquencé par Christophe D.

Cette chanson de Désaugiers, le Néophyte, chantée à la Loge d'Anacréon, figure aux pp. 183-4 de la Lyre maçonnique de 1813.

Elle est très symptomatique de l'esprit du temps, celui d'une maçonnerie essentiellement festive, dont la seule autre préoccupation soit cependant (cfr. couplet 3) la philanthropie.

A noter que le Surène ou le Brie sont cités en exemple de vins peu recommandables. On notera, à propos de ces vignobles aujourd'hui pratiquement disparus, cet extrait du Dictionnaire historique d'argot (1881) de Lorédan Larchey (qui précise que les vins de Brie avaient encore en 1820 la réputation un peu acide du Suresnes) :

BRIOLET : Piquette. Mot à mot : petit vin de Brie. — C'était le Suresnes d'autrefois. — « C'est du vin de Brie, il fait danser les chèvres, pour dire c'est du vin âcre, dur, du casse-poitrine. » (Caillot, 1829.) 

Boileau d'ailleurs n'écrivait-il pas (Satires III) :

Je consens de bon coeur, 
Pour punir ma folie, 
Que tous les vins pour moi 
Deviennent vins de Brie.

Voir l'air Tontaine, ton ton.

On retrouve la même chanson (pp. 191-2) à La Lyre des Francs-maçons de 1830 :

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