Stances funèbres pour Cambry

Cette pièce de Saint-Amand (le même que celui-ci ?), sur une musique de Foignet, est la première des 3 qu'on trouve au Tracé de la Fête funèbre en mémoire du Frère Jacques de Cambry célébrée le 27 février 1809 par la Loge parisienne des Commandeurs du Mont Thabor.

On la retrouve - sans la faute d'orthographe dans le nom de Saint-Amand - aux pp. 190-1 de la Lyre maçonnique 1810. Mais, dans cette version, le 2e vers du dernier couplet n'est pas Délectation de pur amour, mais bien D'élection, de pur amour, et ce vers est expliqué par la note de bas de page suivante :

Thabor, electio, seu puritas. (Robert-Etienne)

STANCES FUNÈBRES.

Paroles du Frère Commandeur SAINT-AMAMD, Officier honoraire ; musique du Frère FOIGNET, chantées par le Frère Commandeur LAFORÊT, Officier honoraire, accompagnées sur la harpe, par le Frère Commandeur FOIGNET fils.

PLEURONS, enfans de la lumière !
Un de nos Frères a vécu :
De la mort la faux meurtrière
N'a pas respecté sa vertu.
Ah ! si l'honneur et la science
Pouvaient lutter contre la mort,
Celui dont nous pleurons l'absence
Ornerait toujours le Thabor.

 

Cambry, toi dont l'audace heureuse,
Du goût saisissant le flambeau,
Dans l'antiquité ténébreuse,
Porta souvent un jour nouveau.

        

Tu dors du sommeil de la tombe,
Victime d'un funeste sort ;
Avant le temps ainsi succombe
Le cèdre orgueilleux du Thabor.

 

Dans la douleur, loin d'un bon Frère,
Nos jours, hélas ! s'écouleront ;
Jusqu'en sa demeure dernière,
Nos regrets l'accompagneront.
Vers les cieux, sa digne patrie,
Lorsque son âme a pris l'essor,
Sa mémoire à jamais chérie
Lui survivra sur le Thabor.

 

Sur cette montagne immortelle,
Délectation de pur amour,
Reviens à l'amitié fidelle,
Chère ombre, fixer ton séjour !
Que, dans les nuages errante ,
Au moins nous t'entendions encor
Consoler, d'une voix touchante,
Les religieux du Thabor.

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