Santé des Soeurs (Bruxelles, 1798)

 

Cette pièce est une des nombreuses qui ont été interprétées lors de l'inauguration de la Loge bruxelloise des Amis Philanthropes, le 1er décembre 1798.

Il s'agit, selon la Planche tracée de cette inauguration (pp. 33-4), de deux couplets chantés par le Frère Legret après la 8e Santé (celle des soeurs maçonnes et du sexe en général). En les regroupant avec d'autres, celui-ci les a repris dans ses recueils.

En écartant de notre sanctuaire
L'oeil curieux d'un sexe intéressant,
N'écartons point le désir de lui plaire
Et de lui rendre un hommage constant :
En bons Maçons, gardons le caractère
De tendre époux et de sensible amant.

 

 

Dans ce banquet où règne l'allégresse,
Buvons cent fois à ce sexe charmant :
De ses vertus, ses grâces, sa tendresse
Reconnaissons l'empire séduisant :
A la beauté le Maçon s'intéresse,
Et le respect s'unit au sentiment.

On lit au Tracé que cette santé 

a été célébrée par tous les Frères avec le feu le plus tendre, le plus délicat, le plus respectueux ; l'harmonie a exécuté l'air de La belle Arsène : A l'amour livrons nos coeurs.

L'image ci-dessus provient, non du Tracé original, mais du compte-rendu de la cérémonie qui figure aux pp. 122-136 du volume 1 du Miroir de la Vérité d'Abraham.

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