Ganz

Cliquez ici pour entendre le fichier midi, séquencé par Christophe D., de son Maurerischer Gesang für vier Männerstimmen

Adolf Ganz (1796-1870), père de Wilhlm Ganz (qui fut également maçon), est mentionné comme membre de la Loge de Francfort-sur-le-Main Zur aufgehenden Morgenröthe, pour laquelle il composa 2 partitions, dont celle que vous pouvez entendre.

Voici ce qu'en dit Fétis dans son Tome 3 :

[aîné de 3 frères], Adolphe Ganz est né à Mayence, le 14 octobre 1796. Il reçut de son père, bon musicien de cette ville, les premières instructions de musique et de violon ; plus tard, il apprit à jouer de plusieurs autres instruments. Sébastien Holbusch lui fit faire ensuite un cours d'études d'harmonie. En 1819, il obtint la place de directeur de musique de la ville de Mayence. Il l'occupa pendant quatre ans ; puis, en 1825, le grand-duc de Hesse-Darmstadt (Louis II) lui accorda le titre et la position de maître de chapelle de la cour, sans qu'il quittât néanmoins Mayence. Dans cette situation, Ganz a écrit un mélodrame avec chœur ; plusieurs ouvertures et marches pour des drames et tragédies ; des Lieder et des chants pour des chœurs d'hommes. 

Mais dans Cyclopedia of music and musicians en 1884, il est ajouté qu'en 1845, il est devenu à Londres directeur d'une compagnie d'opéra allemande.  

Nous trouvons mention de cette seconde partie, londonienne, de sa carrière à la p. 2 de l'ouvrage de son fils Wilhelm (1833-1914), Memories of a Musician. Reminiscences of Seventy Years of Musical Life (London, 1913) :

I was a boy of fourteen when I came to London with my father in 1848, having been born on November 6th, 1833. My father, Adolph Ganz, had been for more than twenty-five years Kapellmeister at the Opera at Mainz, on the Rhine, and the Grand-duke of Hesse-Darmstadt bestowed on him the title of Grossherzoglicher Hofkapellmeister – Grand Ducal Court Conductor. He brought the opera there to a high pitch of perfection. It was his forte that he could conduct most of the classical operas from memory – I mean, without having the score before him – and could also write out each orchestral part from memory. Furthermore, although self-taught, he could play every instrument in the orchestra.

Pendant cette période londonienne, il fut membre de la Salisbury Lodge 630, comme en témoigne cet extrait d'une mention à la p. 366 du volume du 1er semestre 1858 du Freemasons Magazine And Masonic Mirror, signalant qu'il se produisit avec son fils (membre de la même Loge que lui) à la British Lodge n°8 :

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