Buvons, buvons de ce vin frais

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Buvons, buvons de ce vin frais
Remplissons tous nos verres
De la grandeur les vains attraits
Sont pour nous des chimères.
Buvons, buvons, tous à longs traits, 
buvons en frères.
2e
Tandis qu'on se livre aux excès,
Des plus cruelles guerres,
Nous seuls joüissons de la paix
Dans les deux hémisphères.
Buvons etc...
3e
Exemps de soucis, de regrêts,
Sur nos devoirs austères,
De la vertu dans nos banquets
On suit les loix sévères.
Buvons etc ...
4e
L'on a beau des plus noirs forfaits
Accuser nos mistères.
Nous nous vengeons par nos bienfaits,
Des préjugés vulgaires.
Buvons etc ...
5e
Offrons icy des voeux secrets,
A nos soeurs les plus chères;
Célébrons ces divins objets,
Avec des coeurs sincéres;
Buvons y donc tous à longs traits
Buvons y frères.
6e
Un maçon ne conçoit jamais
Des flammes trop légères;
Toujours constant toujours discrêts,
Nous aimons nos bergéres.
Buvons y donc tous à longs traits,
Buvons y frères.

On trouve cette chanson dans de très nombreux autres chansonniers du XVIIIe.

Il s'agit en général du même texte.

Mais au Recueil de chansons pour la maçonnerie des hommes et des femmes (Recueil de Sophonople), où la chanson figure (pp. 140-1) sous le titre Chanson de table et avec la référence d'air Ah ma voisine, le dernier couplet est transformé en :

Les maçons ne sentent jamais
De flammes trop légères,
Toujours constants, toujours discrets,
Ils aiment leurs bergéres.
Aux Maçons buvons à longs traits,
Buvons, mes Frères.

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